
Un peuple sans histoire est
un arbre sans raçine

Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens,
les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire
du chasseur.
Une barbarie organisée
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une mémoire à restaurer
L'ESCLAVAGE
Cette galerie de photographies et de documents ne présente pas un accident de l’histoire, mais une machine implacable. L'esclavage ne fut pas le fruit du hasard : il a été organisé, institué, codifié, légalisé, approuvé et bénit par l'église catholique et les puissances européennes. Sous couvert de lois et d'approbations officielles, une entreprise de déshumanisation massive a été mise en œuvre, sur laquelle l’Europe a bâti une très grande partie de sa richesse actuelle.
Bien qu’il soit aujourd'hui officiellement reconnu comme le plus grand crime de l'humanité, ce passé demeure un angle mort de notre mémoire collective, absent de nos « fables » nationales et souvent occulté par le silence institutionnel.
Une justice à double tranchant
Le poids de cette histoire se lit dans les contradictions d'hier et d'aujourd'hui :
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L’hypocrisie diplomatique : Lors des votes internationaux visant à reconnaître ce crime, comme le plus grand crime contre l'humanité, beaucoup de nations ayant pratiqué l'esclavage ont choisi l'abstention, refusant de porter le poids total de leur responsabilité historique.
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L’indemnisation de l'oppresseur : L'histoire retient cette inversion cruelle des valeurs où les négriers furent indemnisés pour la « perte » de leurs esclaves, tandis qu'Haïti, première nation à avoir brisé ses chaînes par la révolte, fut condamnée à payer des milliards de francs de « dette » pour avoir osé conquérir sa propre liberté.
« Regarder ces images, ce n'est pas seulement constater le passé, c'est exiger la vérité. C'est refuser que l'oubli devienne la norme et reconnaître que la prospérité des uns s'est érigée sur le sacrifice absolu des autres. »
Nous vous invitons à parcourir ces documents avec une lucidité totale. Derrière chaque trace, chaque récit et chaque visage, se trouve une réalité que l'on a tenté de légaliser, mais que l'histoire, par ces preuves irréfutables, ne permet plus de nier

Celui qui ne connait pas son passé
ne comprendra pas son présent
et ne pourra pas préparer son future.
Avec le temps notre histoire c'est perdu, mais le temps n'aime pas le vide nous avons obligation de combler ce vide en racontons nous même notre histoire.